L’élégance d’un pinceau

Publié le

Guy Bénard
PEINTURE 

 Jusqu'au
30 juin 
2013 

Bois-Guilbert


Visage avenant, regard joyeux et sourire généreux. Guy Bénard impose d’emblée une prestance amicale, synonyme d’une vie riche et passionnée. Une existence remplie de couleurs, de voyages et d’émotions.
Le sculpteur Jean-Marc de Pas l'accueille en son château de Bois-Guilbert (76) pour une exposition labellisée Normandie Impressionniste, visible jusqu'à la fin juin.

« J’ai énormément voyagé, ce qui m’a permis d’avoir beaucoup de sujets. Car le problème d’un peintre, c’est de trouver des sujets »,  confie cet artiste, âgé de 85 ans, qui se qualifie de post impressionniste. Et à voir la multitude de toiles peuplant son atelier, l’homme n’a jamais été à court d’inspiration: marines, paysages du Midi, marché africain, paysannes andines ou indiennes…
« J’ai beaucoup travaillé en Provence, j’ai épluché tout le Var. La lumière méridionale a modifié ma palette ».  Belle Ile, Manhattan et la cathédrale de Rouen figurent aussi à son tableau de chasse. Ainsi des poules et autres animaux de basse-cour, « l’influence de Marcel Couchaux ». Guy Bénard peint tout ce qui lui tombe sous les yeux, son jardin, le carnaval, une plage normande ou des objets rassemblés pour composer une nature morte.

Ebloui à 8 ans


Guy Bénard est tombé en peinture à l’âge de 8 ans. « J’étais en colonie de vacances sur les hauteurs d’Elbeuf, il y avait un peintre qui était là. J’ai passé mon temps à le regarder car j’étais ébloui ». Le  jeune Bénard se lance dans l’encre de Chine et expose ses dessins à 11 ans ! Suivra une formation à l’école Boulle, « où j’ai vraiment appris à dessiner». Un savoir indispensable au futur architecte d’intérieur.
« Les voyages et l’Asie, surtout le Vietnam, m’ont apporté la couleur, la Provence sa lumière », explique celui qui a fait les beaux jours de la galerie Doré avec son complice Jacques Lebourgeois. Sa route croise aussi celle de Franck Innocent, « que j’aimais beaucoup ». Mais aussi Léonard Bordes , « qui parfois payait son boucher avec un tableau ».
Autres temps, autres tons mais qui ne laissent aucune trace de mélancolie chez Guy Bénard.


Exposition du mercredi au dimanche
de 14 h à 18 h, jusqu’au 30 juin 2013
château de Bois-Guilbert
Vernissage dimanche 5 mai à 16 h

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article